lundi 5 mai 2008

Les déboires d'Avanie

J’ai voulu arrêter ce blog. J’ai constaté que Calixte et Framboise ne savaient rien respecter et qu’ils utilisent notre espace commun pour se moquer de moi. J’ai préparé Aloysius pour aller rendre une visite à ma cousine. Je savais que sa présence m’empêcherait d’avoir des mots trop durs pour elle.

Il était si mignon dans son ensemble IKKS, avec sa jolie chemise Burberry !
Hélas.
Au moment de partir, alors que Maria-Magdalena lui faisait coucou, il s’est mis à crier « CACA ! » très fort. Je crois que j’ai rougi. En vitesse, je l’ai fait rentrer dans l’appartement, loin des oreilles de nos voisins et de leurs employés.
« Que dis-tu très cher ? lui ai-je demandé. Tu as fait caca dans ta couche ?
-Vi, a-t-il opiné. »

Maria-Magdalena m’a proposé d’aller le changer mais j’aime m’occuper de mon enfant :
« Maman va te changer, mon cœur, ne t’inquiète pas ! »
Nous nous sommes dirigés vers la nursery. Mon fils ne sentait pas la rose, c’est tout ce que je pourrais dire et l’odeur s’est amplifiée une fois le pantalon ôté. Les selles étaient tellement abondantes qu’elles avaient débordé sur les côtés. Bon, il faudra changer le pantalon également, ce n'est pas grave . J’ai ôté la couche et ait eu un véritable haut-le-cœur, lorsque Aloysius a posé son pied juste dedans.
« Oh non, me suis-je exclamé, tu as mis le pied dans ton caca ! »
Que n’avais-je dit ! Mon petit trésor s’est mis à pleurer, dégoûté. Il a tenté de se relever et a failli tomber de la table à langer. En le retenant j’ai trempé le coude de ma veste Givenchy dans ses fèces. Comme il pleurait toujours, j’ai d’abord nettoyé son pied, « là, là, tout va bien maintenant, tu es tout propre ! » puis son joli fessier, que pour une fois, je n’ai pas eu envie de couvrir de baisers. Même nettoyé.

Enfin, l’ayant changé de pied en cap, ou presque, je me suis essuyé le front avec le dos de mon bras. J'ai constaté, du bout des doigts que ma coiffure n’avait pas bougé, heureusement. J’ai envoyé le petit avec Maria-Magdalena pendant que je prenais une douche rapide et revêtait un nouveau tailleur. J’allais me passer un dernier coup de peigne lorsque j’ai vu, partant de ma frange et courant sur mon nez, une long traînée marron :
« Pffff, nous irons donc demain, ai-je soupiré. »
Et cette fois j’ai pris un bain !
Photo : IKKS

5 commentaires:

Quicoulol a dit…

J'aime beaucoup !

Framboise a dit…

Et nous narrer cette anecdote désastreuse est censé nous faire cesser nos sarcasmes ? Cousine, c'est pas gagné !
Way to go Aioli ! demain je t'apprendrais plus de gros mots.

C4lixte a dit…

Hey, frangine, attend !
Y'a une info super intéressante dans cette chronique de merde (à lire au sens propre, évidement) : Y'en a au moins UN qui fait caca dans cette famille. A voir la tête des autres, c'était pas gagné d'avance.

Léna a dit…

Je vais vomir et je reviens :o)

Avanie a dit…

Quicoulol,

Merci beaucoup, cher monsieur !

Framboise,

Je vous en prie chère cousine, êtes vous obligée d'avoir un esprit aussi mesquin ! Je crains que notre collaboration ne périclite prochainement.

Cher cousin,

Sachez que dans notre famille, nul n'a de problème de constipation. Votre vulgarité ostentatoire est donc tout à fait déplacée !

Léna,

Vous me tiendrez au courant... Je suis désolée si mon récit est la source de ce désagrément...